Archives de mars 2017

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Il était prévu dans notre travail de ces 3 dernières années de présenter le 4 dan ensemble, c’est-à-dire Pierrot un jeune Septua, et deux vieux quinquas, Thierry et moi-même (Jean-Paul).

 

Si le vendredi, nous avions reçu avec un peu retard nos diplômes d’Okuden des mains de Sensei, il fallait le convaincre de nous laisser présenter ce fameux  4ème dan . Ce diplôme est le dernier à être présenté avec un examen. Les grades suivants sont liés à une grande expérience d’enseignant et d’investissement dans le Kinokenkyukai.  Il est donc pour nous plus qu’un aboutissement, mais une étape importante pour investir plus pleinement dans l’avenir de nos élèves.

 

Seulement comme rien n’est acquis, et que nos expériences sont limités à notre travail au Dojo, et par nos séminaires en Europe, Sensei avec raison, nous a proposé une révision générale puis passage de l’ examen à la dernière heure du séminaire.

 

Autant dire, que j’ai été tout de suite mis en difficulté quand il a fallu compter durant l’exercice d’Hitori waza. Mon comptage était faux et je pensai qu’il s’agissait de mettre de la conviction de ma voix. En réalité, il fallait bien comprendre que le comptage se fait au moment où les choses changent et non au déplacement. C’est un peu comme si mettait en route le chronomètre quand on met les pieds dans les starting- blocs.  Il faut compter quand le coup de feu part.

Ensuite la voix et l’intonation dans le comptage a également son importance.

 

Ce concept de déplacement et de changement de forme a donc été développé tout au long du séminaire.

Le samedi matin, nous avons revu en détail le Kumitachi et Shinken. Il fallait juste éviter que cela ne soit trop triste en poussant des Kiaïs (Pierrot et Anne comprendront).

 

Bien sur, la pause de midi s’est faites Chez Bruno, avec un très bon Baekof.

 

L’après-midi, tout d’abord, un explication sur le A-E-I-O, lors des exercice de Kenkodo. Je vous la donne telle que Sensei l’a présenté :

AI signifie d’accord mais en ancien japonais, on disait EI.

IE, IO  c’est pas d’accord.

Il parait que le concept de Oui, Non n’existe pas dans les conversations. Il faut comprendre D’accord, et pas D’accord .

Donc l’exercice consiste à dire d’accord et pas d’accord.

 

Puis nous avons révisé du Jo nage avec toujours cette notion du déplacement et du changement de forme. Le shiho Nage par exemple se travaille d’abord en déplaçant puis en changer la forme, un peu comme une voiture qui veut faire demi-tour sur l’autoroute. On ne tourne pas directement, il faut d’abord prendre une sorte puis une entrée. Pour ma part, j’ai apprécié d’expliquer ceci à Eric, un non-voyant qui ne travaille qu’avec la perception du mouvement sur le JO.

 

A la fin du cours, j’avais discrètement dénoué mon pantalon pour profiter d’une petite pause rapide. Et bien, il n’y en a pas eu ! Je me suis retrouvé avec mon pantalon un peu ouvert, et n’ai pas pu retrouvé mon Jo et du en emprunter un au bord du tapis. Et hop…c’ets parti, avec  enchainement d’Hitoriwaza, avec une petite erreur de comptage et un peu contracté, mais ça passe. Ensuite, Kata dori Shomen avec un Christophe parfait dans les chûtes. Pour le Boken, je pensai démarrer avec Shinken, mais Thierry débute, avec Kumitachi. Je rattrape le coup, puis nous faisons Shinken sans problème. Puis Jo nage avec Christophe sans problème, sauf que j’ai failli oublier le travail à 2 et 3 attaquants… En fin de Randori, trou bête, je ne trouve plus le mot Yamé pour arrêter. Je glisse un mot à mes partenaire, qui ne m’entendent pas, alors ça dure jusqu’à ce que Sensei me dire qu’on arrête.  En plus je rate le salut alors que je suis le premier à cheval sur le protocole. Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas stresser quand vous  passerez votre examen avec Sensei. Ce ne sera pas parfait et c’est normal, mais Sensei s’attache plus à la manière qu’à la perfection.

 

Thierry et surtout Pierrot ont survolé l’examen avec une petite pointe de stress comme moi dans le comptage, mais ça c’est bien déroulé. Respect à mes anciens !

Nous avons fini la matinée autour d’une bonne friture de Sandre, à discuter ensemble. Eric nous a confirmé que cela lui avait plût. C’est une première avec un non-voyant et nous en sommes très content.

Nous avons évoqué une périple à Bruxelle, et il se pourrait que les chose se décident pour septembre 2018. Anne nous en reparlera ! (et encore merci à Anne et Nelly pour les petits oeufs de Pâques qui n’ont pas survécus longtemps).

 

 

 

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Séminaire Yoshigasaki à Ronchamp 2017

Le séminaire de Ronchamp est le plus attendu de la saison, car il il nous permet de recevoir le Doshu Yoshigasaki. C’est l’occasion de voir nos amis Belges et Allemands qui suivent le Doshu à travers ses périples européens. Merci à nos maîtres germaniques Bernard (5 dan) et Martin (5 dan) de se joindre à nous. Merci à Anne et Nelly de Bruxelle, André de Charleroi de venir nous voir tous les ans. D’autres viennent nous rencontrer comme ce monsieur sur la photo (je ne connais pas encore son prénom) venu exprès de la région de Nancy avec son épouse, qui pratique l’aikido malgré un très fort handicap visuel qui l’empêche de voir mais pas de ressentir. Il est très intéressé par l’Aikido de Tohei, et semble bien maîtriser ses postures.

La séance a débuté par une remise des diplômes de KI 4 dan à Pierre Cornu et Thiery Jeager (tant pis pour moi, je suis arrivé en retard de mon travail).

Admirez la qualité du diplôme qui a été calligraphié au Japon par un membre de la famille de sensei qui est un maître de l’écriture de japonaise.

Je ne connais pas toutes les subtilités de cet art, mais ce qui importe, c’est l’espace et non le trait.

Pour ce qui  du cours, ce fut assez didactique, mais nous pouvons vous annoncer que Sensei est en cours d’écriture d’un ouvrage sur l’Aikido du réel.

Rappelons que l’Aïkido tel que nous le concevons à pour but d’éviter le conflit en changeant l’esprit de l’attaquant.

Si son précédent ouvrage Aïkido Evolution Dynamique, s’intéresse au travail dans un dojo, celui qui s’annonce est une réponse à nos réaction dans le vie courante. Et on découvre assez vite, que l’union du corps et de l’esprit, ce n’est ni de la psychologie (pas assez rapide pour analyser une situation), ni une technique guerrière destinée à briser l’adversaire (ce qui génère d’autres conflits au final). Tout est question de communication entre notre Ego interne et externe….

 

 

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