Archives de la catégorie Séminaires

Stage de Pisano  – 12/13/14 mai 2017

Rémi, Christophe et moi ( Thierry), sommes allés à Pisano sur les rives du lac majeur, pour participer au stage du Sensei YOSHIGASAKI organisé par Bruno.  Après une route pluvieuse et le traditionnel bouchon de Lugano, nous arrivons avec une heure de retard sur l’ horaire prévu (banal). Nous retrouvons nos amis venus d’Allemagne, de  Suisse, de Marseillais et les italiens. Nous assistons à la fin de la séance depuis les bords des tatamis.

Sensei  aborde la pratique de l’ aikido dans la vie réelle. Il développe 4 principes pour illustrer cela.

  • Trouver une forme harmonieuse (nage) avec uke
  • Changer la forme de Uke sans le déplacer
  • Déplacer Uke sans changer sa forme
  • Continuer de vivre sa vie

 

 

 

 

 

Après une mise en application via les hitori waza, l’heure du diner arrive et nous nous rendons au Circolo pour le repas : super risotto aux asperges et autres spécialités nous calent l’ estomac.

Une bonne nuit dans le dojo et le samedi redémarre avec l’ application des ces 4 principes sur  katatedori, katatekosadori, shomen uchi, yokomen uchi, tsuki……….la journée est coupée par le repas (scaloppi al vino bianco, penne al asparagi, le tout arrosé d’ un blanc frais et pétillant).

La soirée se  déroule à l’ Hotel Colazza sur les hauteurs du lac avec une vue magnifique et la dégustation d’ une liqueur au chocolat qui fait sourire Sensei en voyant la tête des téméraires buveurs.

Le dimanche matin est consacrée au boken , la perception des lignes qui permettent un contrôle et une pratique harmonieuse des mouvements de base  afin de pouvoir réaliser au mieux les katas .

Nous reprenons la route pour profiter d’ un repas sur une  trattoria au bord du Laggo Maggiore et prenons le chemin des écoliers en passant par le col du Simplon pour admirer les Alpes suisses et leurs sommets encore bien enneigés.

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Il était prévu dans notre travail de ces 3 dernières années de présenter le 4 dan ensemble, c’est-à-dire Pierrot un jeune Septua, et deux vieux quinquas, Thierry et moi-même (Jean-Paul).

 

Si le vendredi, nous avions reçu avec un peu retard nos diplômes d’Okuden des mains de Sensei, il fallait le convaincre de nous laisser présenter ce fameux  4ème dan . Ce diplôme est le dernier à être présenté avec un examen. Les grades suivants sont liés à une grande expérience d’enseignant et d’investissement dans le Kinokenkyukai.  Il est donc pour nous plus qu’un aboutissement, mais une étape importante pour investir plus pleinement dans l’avenir de nos élèves.

 

Seulement comme rien n’est acquis, et que nos expériences sont limités à notre travail au Dojo, et par nos séminaires en Europe, Sensei avec raison, nous a proposé une révision générale puis passage de l’ examen à la dernière heure du séminaire.

 

Autant dire, que j’ai été tout de suite mis en difficulté quand il a fallu compter durant l’exercice d’Hitori waza. Mon comptage était faux et je pensai qu’il s’agissait de mettre de la conviction de ma voix. En réalité, il fallait bien comprendre que le comptage se fait au moment où les choses changent et non au déplacement. C’est un peu comme si mettait en route le chronomètre quand on met les pieds dans les starting- blocs.  Il faut compter quand le coup de feu part.

Ensuite la voix et l’intonation dans le comptage a également son importance.

 

Ce concept de déplacement et de changement de forme a donc été développé tout au long du séminaire.

Le samedi matin, nous avons revu en détail le Kumitachi et Shinken. Il fallait juste éviter que cela ne soit trop triste en poussant des Kiaïs (Pierrot et Anne comprendront).

 

Bien sur, la pause de midi s’est faites Chez Bruno, avec un très bon Baekof.

 

L’après-midi, tout d’abord, un explication sur le A-E-I-O, lors des exercice de Kenkodo. Je vous la donne telle que Sensei l’a présenté :

AI signifie d’accord mais en ancien japonais, on disait EI.

IE, IO  c’est pas d’accord.

Il parait que le concept de Oui, Non n’existe pas dans les conversations. Il faut comprendre D’accord, et pas D’accord .

Donc l’exercice consiste à dire d’accord et pas d’accord.

 

Puis nous avons révisé du Jo nage avec toujours cette notion du déplacement et du changement de forme. Le shiho Nage par exemple se travaille d’abord en déplaçant puis en changer la forme, un peu comme une voiture qui veut faire demi-tour sur l’autoroute. On ne tourne pas directement, il faut d’abord prendre une sorte puis une entrée. Pour ma part, j’ai apprécié d’expliquer ceci à Eric, un non-voyant qui ne travaille qu’avec la perception du mouvement sur le JO.

 

A la fin du cours, j’avais discrètement dénoué mon pantalon pour profiter d’une petite pause rapide. Et bien, il n’y en a pas eu ! Je me suis retrouvé avec mon pantalon un peu ouvert, et n’ai pas pu retrouvé mon Jo et du en emprunter un au bord du tapis. Et hop…c’ets parti, avec  enchainement d’Hitoriwaza, avec une petite erreur de comptage et un peu contracté, mais ça passe. Ensuite, Kata dori Shomen avec un Christophe parfait dans les chûtes. Pour le Boken, je pensai démarrer avec Shinken, mais Thierry débute, avec Kumitachi. Je rattrape le coup, puis nous faisons Shinken sans problème. Puis Jo nage avec Christophe sans problème, sauf que j’ai failli oublier le travail à 2 et 3 attaquants… En fin de Randori, trou bête, je ne trouve plus le mot Yamé pour arrêter. Je glisse un mot à mes partenaire, qui ne m’entendent pas, alors ça dure jusqu’à ce que Sensei me dire qu’on arrête.  En plus je rate le salut alors que je suis le premier à cheval sur le protocole. Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas stresser quand vous  passerez votre examen avec Sensei. Ce ne sera pas parfait et c’est normal, mais Sensei s’attache plus à la manière qu’à la perfection.

 

Thierry et surtout Pierrot ont survolé l’examen avec une petite pointe de stress comme moi dans le comptage, mais ça c’est bien déroulé. Respect à mes anciens !

Nous avons fini la matinée autour d’une bonne friture de Sandre, à discuter ensemble. Eric nous a confirmé que cela lui avait plût. C’est une première avec un non-voyant et nous en sommes très content.

Nous avons évoqué une périple à Bruxelle, et il se pourrait que les chose se décident pour septembre 2018. Anne nous en reparlera ! (et encore merci à Anne et Nelly pour les petits oeufs de Pâques qui n’ont pas survécus longtemps).

 

 

 

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Séminaire Yoshigasaki à Ronchamp 2017

Le séminaire de Ronchamp est le plus attendu de la saison, car il il nous permet de recevoir le Doshu Yoshigasaki. C’est l’occasion de voir nos amis Belges et Allemands qui suivent le Doshu à travers ses périples européens. Merci à nos maîtres germaniques Bernard (5 dan) et Martin (5 dan) de se joindre à nous. Merci à Anne et Nelly de Bruxelle, André de Charleroi de venir nous voir tous les ans. D’autres viennent nous rencontrer comme ce monsieur sur la photo (je ne connais pas encore son prénom) venu exprès de la région de Nancy avec son épouse, qui pratique l’aikido malgré un très fort handicap visuel qui l’empêche de voir mais pas de ressentir. Il est très intéressé par l’Aikido de Tohei, et semble bien maîtriser ses postures.

La séance a débuté par une remise des diplômes de KI 4 dan à Pierre Cornu et Thiery Jeager (tant pis pour moi, je suis arrivé en retard de mon travail).

Admirez la qualité du diplôme qui a été calligraphié au Japon par un membre de la famille de sensei qui est un maître de l’écriture de japonaise.

Je ne connais pas toutes les subtilités de cet art, mais ce qui importe, c’est l’espace et non le trait.

Pour ce qui  du cours, ce fut assez didactique, mais nous pouvons vous annoncer que Sensei est en cours d’écriture d’un ouvrage sur l’Aikido du réel.

Rappelons que l’Aïkido tel que nous le concevons à pour but d’éviter le conflit en changeant l’esprit de l’attaquant.

Si son précédent ouvrage Aïkido Evolution Dynamique, s’intéresse au travail dans un dojo, celui qui s’annonce est une réponse à nos réaction dans le vie courante. Et on découvre assez vite, que l’union du corps et de l’esprit, ce n’est ni de la psychologie (pas assez rapide pour analyser une situation), ni une technique guerrière destinée à briser l’adversaire (ce qui génère d’autres conflits au final). Tout est question de communication entre notre Ego interne et externe….

 

 

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Séminaire des trois Shihans

Bruno Maule, Giani Gioconte et Mario Peloni sont des grandes figures de l’Aïkido en Italie.
Sur invitation de Bruno Maule, chaque maître a tenu 3 séances de 1 heure qui ont été très instructives et au cours desquelles ont participé une soixantaine de gradés du Ki-Aikido.

Mario de Florence, est le plus ancien mais nous ne l’avions jamais rencontré auparavant. De Florence, nous ne connaissions que Beppe, qui malheureusement nous a quitté l’année dernière. Mario est un monsieur de 77 ans, calme et paisible, qui a beaucoup à donner de son expérience. Il a choisi de nous parler du Tantodori.
Toutes les armes des Samouraïs avaient interdites en 1868, sauf le tanto, car impossible d’interdire le couteau y compris de cuisine, et c’est devenu une arme courante utilisée par les brigands des rues. Mario, se basant sur les tandoris est revenu sur la différence du dojo et de la rue. La chute n’est pas envisageable dans la rue où il faut avant tout désarmer et prévenir toute nouvelle attaque. Il rappelle également qu’il ne faut blesser personne, car il est toujours difficile de prouver que ce n’est pas vous l’assaillant. Pour cette raison, éviter de piquer et toujours appuyer le couteau sur cou avec le coté opposé au tranchant. Nous avons apprécié ce Maître qui est passé voir travailler chacun pour lui donner un conseil pertinent.

Son bon conseil : Omoté contre Omoté n’existe pas dans l’Aikido.

Giani est également de Novara. C’est un personnage charmant, toujours de bonne humeur et plein d’humour. Il a choisi Jonage, parce que sa philosophie est de guider aussi bien avec les mains qu’avec un jo. La conduite du jo se fait d’abord en proposant le jo, puis avec la main en position arrière, enrouler pour changer la position et l’esprit de uké, et seulement là, vous pouvez appliquer la technique. Appréciez la technique de ces deux pratiquants.

Son bon conseil : Guidez avant de vouloir faire la technique. Pratiquez votre aïkido avec votre esprit a plus de valeur que de vouloir reproduire comme une photocopieuse.

 

Bruno Maule pratique plus l’aspect martial, et notamment les armes. Cela nous a donné l’occasion d’apprendre un nouveau kata de Bokken, inspiré de celui de Jo qu’il nous avait montré en Novembre. Nous avons ajouté ici une petite vidéo. Il manque la dernière partie.

Son bon conseil : La richesse du Ki-Aïkido provient de l’enseignement propre à chaque maître selon les concepts établis par le Doshu.

Au final, nous remercions les gens de Novara pour leur accueil, et notamment Sarah et Maurizio. Comme d’habitude, nous avons profité de la bonne gastronomie italienne. Pour info, au repas du samedi soir, il y’avait un apéritif (Prosecco), de la bière et du vin, des charcuteries en entrée, des pâtes en hors d’oeuvre, suivie de Panice  qui est une espèce de risotto avec haricots blancs et saucisses grasses, puis du veau et boeuf en daube avec de la Polenta, suivi de fromage et dessert avec un verre de Limone et tout ça pour 30€. Pitié pour mon régime, ne me laisser pas un mois là-bas !

 

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Un vendredi 13 sur la route de Novara (Thierry, Jean-Paul et Christophe)

Nous nous sommes mis en tête d’aller voir 3 Shihan très importants en italie qui donnaient un cours commun à Novara.
Nous connaissons déjà Bruno et Giani, mais pas encore Mario PELONI.
Déterminés à arriver la veille afin suivre le cours du soir de Bruno Maule, nous sommes partis vers 11h de Beaucourt juste quand la neige s’est mise à tomber.
Elle nous a suivie du Jura Suisse jusqu’à Bellinezona.
Au passage, regardez cette petite vidéo prise juste avant le Gotthard.
Au final, nous avons mis 7h30 pour joindre Novara au lien des 5h15 annoncés.
Là, nous nous sommes reposé dans un sympathique bistro qui vous offre une grande bière et un buffet très garnis de spécialités italiennes pour 7€.
Bien rassasiés, nous avons retrouvé Gaby au Dojo et avons suivi le cours de Bruno.
A 23h, après avoir remangé un bon plat de pates al’tonno, puis nous avons dormi dans l’ambiance très chaude du Dojo. A 2h du mat’, j’ai réussi à couper la clim qui était sur 25°C.
Nous qui venons des régions froides, préférions dormir la fenêtre ouverte….

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Séminaire à Ronchamp avec Bruno Maule

sarah

Nous avons accueilli Bruno Maule assez tôt cette année, sous un ciel un peu maussade, car on y annonce déjà les premières neiges. Il est venu accompagné de deux Ukés, Georgio et Sarah.

Le séminaire a débuté le vendredi soir avec shomen. Malheureusement, nous y avons perdu Corinne qui s’est bloqué le dos. Dommage, mais elle s’est rattrapée en venant manger la friture de sandre le dimanche midi. Pierrot ne tenait pas la grande forme, mais il en a profité pour nous faire des vidéos qui nous serons bien utiles.

Le séminaire était orienté pour les instructeurs à un apprentissage d’un tsuburi de Jo. Une vingtaine de mouvements qui coulent de naturel et très beaux à voir quand ils sont exécutés par Sarah et Bruno. C’est sûr que nous le montrerons lors des prochaines démonstrations, mais avant ils faut bien travailler les mouvements en Nage et Uké.

A cela, nous avons ajouté des cours pour les enfants, revus le Kumitachi de bokken, ajouté un échauffement au bokken, travaillé les katate doris, et finis sur les mawashigeri, dont Marc s’est montré un expert.

Bref un week-end studieux, qui nous laisse de la matière à travailler jusqu’au mois de janvier, où nous prévoyons de partir à Novara pour compléter nos acquis.

 

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Séminaire à Plan D’Aupts et Etat d’urgence

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Au début de printemps, les gens de l’est comme moi regardent vers les séminaires du Sud, histoire de sentir l’approche de l’été. Tous les ans , je vais au Plan d’Aupts, car l’accueil y est sympathique.  Cette année, je suis parti dès le vendredi, histoire de visiter un peu la ville avec Paul. Paul est un natif de Marseille (il va même me montrer son école maternelle).

P4305626Pour le logement, j’ai pris un Appart hôtel près de la Gare St Charles. Je vous recommande cette formule à 70€, car la chambre est grande, avec une petite cuisine (Frigo, plaque, micro-onde, lave-vaisselle) et on est à un quart d’heure à pied du vieux port. Paul est venu m’y chercher et nous avons fait un très grand tour en passant de la porte d’Aix au Vieux-Port, le fort St Jean et le très caractéristique MUCEM avec ses murs en béton style Moucharabié, un tour ensuite dans le vieux panier et les bâtiments de l’architecte Pierre Puget qui fut célébré au XVIIIe et XIXe siècle comme « le Michel-Ange de la France ». Le soir, Paul m’a reçu chez lui, pour un apéritif dinatoire orienté sur la  Grèce et la Corse.

Le samedi matin, nous sommes montés en voiture au Plan d’Aupts pour théoriquement une heure de route en lacets, mais nous n’avions pas prévu que David, un anglais à qui nous avions promis de faire le transport entre son hôtel et le dojo, se soit dirigé vers le grand escalier alors que nous le cherchions dans son hôtel. Malgré un retard de plus d’une demi-heure, nous sommes bien arrivé à temps,  car Gabi, en tant que chauffeur de Sensei Yoshigasaki, avait un peu négligé l’horaire. Sensei, toujours très philosophe, lui a simplement fait remarqué que le Maitre n’était jamais en retard ; Ce sont les élèves qui sont en avance.

 

P4305623Pour la chaleur, à Plan d’Aupts, c’était un peu raté à cause la fraîcheur de l’endroit, du l’altitude (650m) et du Mistral. Le système de chauffage était défectueux et les douches froides. Sensei a rappelé que notre corps maintient en priorité la température de nos viscères, et que le froid ressenti sur nos membres allaient s’estomper. L’échauffement a été vif et bien appliqué.

 

Ce séminaire n’avait pas d’examen. Nous avons travaillés essentiellement sur  Kata dori, Katate dori, yokomen, Bokken dori et Sensei P4305549nous a beaucoup parlé. Sensei a rappelé que le dojo est un endroit de confort pour l’étude. Le but n’est pas de faire chuter son partenaire, comme on le voit trop souvent dans beaucoup de sports de combats. Uké peut adapter sa propre chute simplement en descendant au sol. Dans la vie réelle, l’Aikido ne vous servira à rien si vous voulez faire chuter à tout prix….et en plus, votre adversaire ne chutera que rarement.

Un élève demanda à son maître pourquoi il pouvait se relever et attaquer à nouveau. Le maître répondit : Parce que je peux faire plus fort et tu ne te relèveras plus !. Sensei nous dit que ce Maitre n’a rien compris. Il faut éviter d’abord le conflit et changer l’esprit de l’attaquant. Seul le changement de son esprit est Aikido. Appliquer une technique contraignante et douloureuse n’apportera que des ennuis. Aujourd’hui une bonne technique du Dojo appliquée dans la vie réelle ne pourra qu’amplifier la rivalité. Sensei nous a ensuite démontré les gestes et attitudes pour éviter les conflits. Une technique simple consiste par exemple sur une attaque frontale à entrer dans l’attaque tête baissée, l’éviter et déguerpir  dans le dos de l’adversaire. Cela désamorcera l’attaque plus surement que de se retourner et fuir. (voir notre vidéo dans Membre sur le site – Me demander un accès).

 

P4305550Sensei a rappelé que nous devions travailler avec notre imagination. La technique appliquée dans le monde occidentale est basée sur des points. Cela est du à nos mathématiques et la géométrie telle qu’enseignée par les grecs (toujours eux !). La vie réelle est constituée de multitudes de lignes. Notre passé est constitué de lignes  de souvenirs dans le temps, mais à partir de l’instant présent, c’est notre imagination qui va travailler.  La méditation, la philosophie,  la conduite de notre vie professionnelle nous donnent à réfléchir sur la journée, le mois, l’année. L’aikido consiste à travailler sur un avenir d’une seconde. Ce travail à la seconde nous apporte de la confiance dans notre futur.

 

Nos repas se sont déroulés au bistro du village et l’Hotel des Cèdres, endroit choisi par Yvette et Bernard, accompagné par Govert ( qui viens d’avoir sa nationalité Suisse; ce qui fait que  si l’U.E. part en guerre contre la Suisse, il ne sera pas expulsé). Remercions le Patron pour le Champagne offert.

 

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Chateau d’IF

Bien fatigué, le dimanche après-midi, Paul a  raccompagné David à sa Navette pour l’Aéroport, puis est revenu me prendre à l’hôtel pour aller manifester devant l’Archevêché (Commissariat de police de Marseille).  Nous étions le 1er Mai à Marseille. De Belfort, je n’imaginais pas la situation que provoque l’Etat d’Urgence. J’ai découvert un véritable Etat policier dans Marseille et comprend le pourquoi de tant d’arrestations lors des manifestations contre la Loi sur le Code du Travail. Les flics arrêtent pour n’importent quoi.  Nous avons manifesté ce dimanche soir pour qu’on libère Lundi matin un syndicaliste qui avait 2 petits cailloux ramassés sur la plage que ses enfants lui avaient mis dans le poche, un bricoleur qui avait un petit tournevis dans son bleu, et un bouliste qui voulait rentrer chez lui en traversant la manifestation. Le pôvre !!! Il transportait ses boules et une  Coupe gagnée le matin même.

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Le soir, Paul m’a emmené à L’entrecôte,  bonne adresse sur  le Vieux-Port, occasion d’y croiser l’ancien ministre de l’intérieur Pierre SardineJoxe. Le Lundi, Paul m’a emmené à la Pointe rouge, occasion de prendre le bateau qui passe au large du fameux  Château d’If d’où s’évada le Compte de Monte-Christo.

Nous avons déjeuné les pieds sur la plage dans un sympathique restaurant corse qui proposait d’excellentes sardines grillées et offrait l’alcool de Myrthe.

Nous y’avons eut une pensée émue pour Sensei qui était déjà dans son avion de retour à Bruxelles.

 

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